Qu’y-a-t-il dans le cru que l’on ne retrouve pas dans le cuit ?

Manger cru est logique.

Tous les animaux qui vivent sur cette planète se nourrissent exclusivement d’aliments crus. L’homme est le seul animal à cuire ses aliments…

Il est aussi le seul à être atteint de maladies dégénératives. Sort qu’il partage ironiquement avec les animaux domestiques…

Ajoutez plus de cru dans votre alimentation !

Quels sont donc les avantages d’une alimentation crue?

Comment la cuisson transforme-t-elle l’aliment ?

LES ENZYMES
Les enzymes sont détruites entre 42 et 45°C.
Elles sont la force vitale des aliments. Ce sont les enzymes qui permettent à un fruit vert de mûrir. Elles rendent possible la germination d’une graine qui finira par croître et devenir une plante. 
Plusieurs recherches faites par le Dr Edwad Howell, ainsi que d’autres scientifiques, ont démontré que les enzymes présentes dans les aliments sont nécessaires pour bien digérer ces aliments. Si elles ne sont pas présentes, comme dans le cas où elles ont été détruites par la cuisson, le corps devra fournir ses propres enzymes, ce qui amenuise ses réserves, et ouvre la voie à la dégénérescence physique et à la maladie.

LES VITAMINES
Les vitamines sont détruites entre 60°C pour les plus fragiles (vitamines hydrosolubles) et 120°C pour les plus résistantes (vitamines liposolubles).
Les vitamines sont des substances organiques dont le corps a besoin pour accomplir les milliers d’opérations de construction et de destruction.

LES MINÉRAUX
Les minéraux inorganiques, contenus dans la terre ou la pierre, sont inutilisables par l‘homme car ils se fixent mal aux structures moléculaires. En passant par la plante, ils s’intègrent à un édifice moléculaire plus complexe et vivant. Le minéral inerte évolue et se vivifie. C’est sous cette forme que nous pouvons l’assimiler.
La cuisson accélère la vibration moléculaire des aliments et les minéraux s’échappent des structures complexes auxquelles ils étaient associés. Ces minéraux deviennent libres et reviennent à leur état brut, inorganique. L’eau de cuisson des légumes est saturée de ces minéraux inorganiques, qui ne peuvent plus se combiner aux autres substances, vitamines, enzymes et acides aminés pour la construction cellulaire. L’accumulation de ces sels minéraux provoque le durcissement des tissus et la sclérose des artères.

LES PROTÉINES
La cuisson coagule toutes les protéines, c’est pour cette raison que le blanc d’œuf devient dur et la viande réduit de volume en cuisant. La coagulation les rend moins perméables aux sucs digestifs, conduisant à l’hyperacidité gastrique. De plus la cuisson des viandes entraîne une perte de biodisponibilité de l’ordre de 60%, et de nombreux résidus acides. Pour compenser ces pertes d’acides aminés, on a pensé qu’il fallait manger plus de protéines pour s’assurer un minimum vital, mais ceci conduit à un surcroît de travail pour les organes d’élimination qui se trouvent surchargés par ces déchets acides. Ceci entraîne vieillissement prématuré et maladies dégénératives.
Ces phénomènes sont considérés comme normaux et comme faisant partie des lois inéluctables de la vie.
Les protéines végétales ont l’avantage de pouvoir être facilement mangées crues et ne sont donc pas altérées par la cuisson (légumineuses germées, oléagineux, feuilles vertes, herbes aromatiques).

LES LIPIDES
Les huiles chauffées sont dénaturées, elles se saturent et prennent une configuration dite «trans», inutilisable par l’organisme.
A plus de 200°C, les graisses engendrent de nouveaux composés chimiques, appelés ECN (Espèce Chimique Nouvelle), qui sont très toxiques. Le plus visible est la croûte carbonisée des viands qui contient des acroléines, substances cancérigènes.
Les graisses invisibles des viandes et poissons sont oxydées et se saturent, nécessitant une voie métabolique plus compliquée avec surproduction de cholestérol endogène.
Les oléagineux contiennent de la lécithine, un émulsifiant des graisses, favorable à leur digestion. Dans les oléagineux grillés, la lécithine perd ses propriétés émulsifiantes.

Pour résumer, lors de la cuisson, sous l’effet de l’agitation thermique, les molécules se choquent, se cassent et s’accrochent au hasard à d’autres structures, pour former des molécules nouvelles complexes, n’existant pas dans la nature et dont les propriétés et le destin sont inconnus.
Ajoutons que l’action des enzymes s’exerce de façon très sélective, facilitant une réaction donnée et pas une autre. Les enzymes sont adaptées à une structure chimique déterminée et sont inactives sur des molécules presque identiques.

On perçoit donc tout l’intérêt de manger cru ou peu cuit en utilisant une cuisson douce, respectueuse de l’aliment, entraînant le moins de perturbations possibles.

« Moins les aliments seront cuits, mieux ils seront digestes et plus ils seront nutritifs » (Rancoule)